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 Livre - Le Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des biens nantis

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Kr!s
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MessageSujet: Livre - Le Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des biens nantis   Sam 8 Jan 2011 - 18:41

à mourir de rire
pour présenter le livre je ne citerai que la préface de Desproges qui résume bien le ton du bouquin.

Voici le plus petit dictionnaire du monde.

Citation :
Il existe sur le marché des dictionnaires imprimés tout menu. Mais, à y regarder de plus près, ils comportent, sous un format réduit, un très grand nombre de mots. Celui-ci est le seul à ne comporter qu'un seul mot par lettre de l'alphabet. A titre de comparaison, je signalerai au lecteur que la dernière édition du Petit Robert comporte 2000 pages, soit, à raison d'une moyenne de 20 mots par page, 40 000 mots§ Ce qui revient à dire que le Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des biens nantis comporte 39 994 mots de moins que son plus sérieux concurrent.

Des chiffres qui se passent de commentaires et qui expliquent le prix relativement élevé de cet ouvrage hors du commun.

En parcourant le Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des biens nantis, le lecteur sera d'emblée frappé par la clarté de l'ouvrage, à tous points de vue. C'est en effet par souci de clarté qu'il ne comporte que 52 mots, à savoir 26 mots communs et 26 noms propres, séparés par des pages roses pour faire joli. C'est encore par souci de clarté que ces mots ont été répertoriés suivant l'ordre alphabétique, a avant b, b avant c, c avant d, et ainsi de suite jusqu'à z.
Il va de soi que les mots écartés du Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des biens nantis ne l'ont pas été arbitrairement, mais à la suite d'un choix réfléchi et en étroite collaboration avec les plus hautes autorités morales, politiques et religieuses qui puissent se rencontrer dans mon bureau, c'est-à-dire moi et mon chat sur les genoux car octobre est frisquet.

Les mots communs volontairement écartés du Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des biens nantis peuvent se diviser en cinq catégories :

1. les gros mots, comme bite, couille, liberté, etc.

2. les mots incompréhensibles, comme zérumbert, galipoute, honk, cancéropaf, etc.

3. les mots imprononcables, comme pneumomnie, afctuel, bcnht, etc.

4. les mots qu'on sait pas si y a deux n, comme conard, cannard,etc.

5. les mots qui font de la peine, comme enculé.

En ce qui concerne les noms propres, mon choix, totalement serein et exempt de toute objectivité, m'a été essentiellement dicté par l'indifférence à peine polie que m'inspirent couramment les artistes inoubliables, les monuments impérissables, les villes gorhées d'histoire et les grands révolutionnaires qui se sont fait couper la tête pour que les ouvriers puissent aller s'emmerder au Tréport en attendant septembre.

je rajouterai aussi qu'à chaque définition correspond une image pour illustrer le propos, avec une petite légende en dessous. Toutes les définitions sont illustrées par la même image, seule la légende aussi absurde soit-elle change selon les définitions.

plein de cynisme, de provocation, de dérision et de sarcasme et en même temps on retrouve une certaine finesse d'esprit. Perso j'adore

exemple: la définition de la FEMME

Citation :
n.f., du latin femina. Etre humain de sexe non masculin.
" La femme est le produit d'un os surnuméraire ", disait BOSSUET qu'on ne saurait taxer de misogynie eu égard à l'exquise compréhension qu'il afficha toute sa vie vie à l'endroit de la gent féminime, huguenotes et catins exceptées.
Cette définition toute nimbée de délicatesse semble aujourd'hui quelque peu restrictive. La femme, à y regarder de plus près, est beaucoup plus qu'une excroissance osseuse. La femme est une subtance matérielle organique composée de nombreux sels minéraux et autres produits chimiques parés de noms gréco-latins comme l'hydrogène ou le gaz carbonique, qu'on retrouve également chez l'Homme, mais dans des proportions qui forcent le respect.
Diversement amalgamés entre eux en d'étranges réseaux cellulaires dont la palpable réalité nous fait appréhender l'existence de Dieu, ces tissus du corps féminin forment les viscères. Certains sont le siège de l'amour.
La femme est assez proche de l'Homme, comme l'épagneul breton. A ce détail près qu'il ne manque à l'épagneul breton que la parole, alors qu'il ne manque à la femme que de se taire. Par ailleurs, la robe de l'épagneul breton est rouge feu et il lui en suffit d'une.
Dépourvue d'âme, la femme est dans l'incapacité de s'élever vers Dieu. En revanche, elle st en général pourvue d'un escabeau qui lui permet de s'élever vers le plafond pour faire les carreaux. C'est tout ce qu'on lui demande.
La femme ne peut se reproduire seule, elle a besoin du secours de l'Homme, lequel, parfois, n'hésite pas à prendre sur ses heures de sommeil pour la féconder. Des observateurs affirment que la femme prend un vif plaisir dans cette satisfaction de la viviparité.
La gestation, chez la femme, dure deux cent soixante-dix jours, au cours desquels elle s'empiffre, s'enlaidit, gémit vaguement, tout en contribuant à faire grimper les courbes de l'absentéisme dans l'entreprise.
Au bout de ces neuf mois, le petit d'Homme vient au monde. L'accouchement est douloureux. heureusement, la femme tient la main de l'Homme. Ainsi, il souffre moins.
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